Comment trouver le compromis idéal entre rêve, envie, fantasme et réalité ?

Depuis que j’ai découvert le Japon, et que j’ai décidé de m’y intéresser vraiment, je lis et entends énormément de propos et de témoignages de personnes qui rêvent d’aller vivre au pays du soleil levant. Comme on dit souvent : “On trouve toujours l’herbe du voisin plus verte que chez soi”. Ajoutez à ce dicton : “Nul n’est prophète en son pays”, et nous pouvons imaginer alors aisément le petit bonhomme de chemin que peut faire notre mal être, nos difficultés ou nos frustrations dans notre pays d’origine.
 
La culture japonaise est riche, variée et très attrayante ; tous les ingrédients sont réunis pour donner envie de s’expatrier. Je parle en connaissance de cause car je suis moi-même passé par les mêmes chemins de réflexion et de mise en place d’un plan pour aller vivre au Japon.

 

Et si j’allais vivre au Japon ?

La grande majorité des gens s’ennuie ou souffre dans leur quotidien. Quand on n’en a pas conscience, un jour ou l’autre, ça nous rattrape. Ce phénomène prend encore plus d’ampleur et se trouve exacerbé par Internet et tout ce qu’on peut y trouver.
On ne se contente plus d’imaginer ou de fantasmer à une herbe plus verte chez le voisin, on en a maintenant la preuve en image et sous toutes les coutures ! Vantés et vendus par bon nombre de bloggers et youtubers, les exemples qui font rêver ne manquent pas.

 

La question fondamentale avant de prendre sa décision.

Alors que faire pour sonder son for intérieur pour se préparer et s’adapter à une émigration de vie et de culture ?
Quelles sont les vraies questions à se poser ?
 
Pour y répondre, je propose (je l’ai fait moi aussi) l’exercice suivant :
 
Je prends ma vie aujourd’hui ou depuis ces 3 ou 5 dernières années (le temps nécessaire sans qu’il y ait eu trop de changement dans ma vie) et je la transpose telle quelle au Japon (évidemment cela vaut pour n’importe où ailleurs !)
 
Alors qu’en est-il ?
 
Si je fais tous les jours “métro-boulot-dodo” (90% de la population) en France, dans une grande ville ou ailleurs (on remplace alors métro par voiture ou train), et que j’ai mes  week-ends de libres et mes deux ou trois semaines de vacances par an… qu’est-ce qui me fait croire que je vais avoir une vie différente ailleurs, une fois que la nouveauté, l’exotisme et l’adaptation seront passées ?
 
Trop de gens s’imaginent que leur vie sera totalement différente dans un autre contexte. À ceux qui fuient pour régler un problème, la vie se charge de les ramener toujours à la réalité et leurs problèmes non résolus.
 
 
Songe d'Une vie japonaise. (1)
 

 

Conseils & Astuces

 

Les 4 actions à tester avant toute chose.

Comme vous ne pourrez jamais savoir à l’avance si le pays vous convient tant que vous n’aurez pas passé au moins plusieurs années sur place, vous pouvez néanmoins vous y préparer avec un peu de pratique et d’imagination honnête. Je dis honnête car il s’agit de redescendre de son petit nuage et de retrouver le regard le plus objectif possible et d’être capable de revenir à sa propre réalité psychologique, son caractère et ses aspirations réelles :

“Qui es-tu si tu ôtes de toi-même tout ce qui n’est pas toi-même ?”

– “Alors comment faire”, me direz-vous ? Avant de rêver à une vie meilleure ou totalement différente, commencez par faire :

  • un séjour long d’au moins 3 mois et 6 mois idéalement
  • trouvez une occupation au Japon qui vous oblige à suivre une routine quotidienne  avec des vraies contraintes comme dans la vraie vie
  • faites preuve d’imagination en projetant le pire de ce qui pourrait vous arriver (en restant honnête avec vous-même)

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Si vous pouvez gérer le quotidien avec le sourire et le supporter sur la durée sans vous dire : “là, il faut que je rentre pour régler ça !”, ou bien “là, j’ai besoin de mes proches pour surmonter ça !”, ou encore “ce n’est pas supportable ici !”… c’est que vous êtes sur la bonne voie !

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MG
 
                                                                            Photos by Negative Space , Kat Jayne and Bruce Mars from pexels